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Miami, Los Angeles…Le Paradis?

L’été, pendant les vacances, j’adore regarder ces séries policières américaines qui se passent à Miami ou à Los Angeles.

Les filles se prélassent en bikini ultra sexy ou en paréo, ultra bronzées, perchées sur de hauts talons, en sirotant des cocktails au bord d’une piscine, ou sur la plage à l’ombre des cocotiers ou des palmiers …

Les hommes sont en bermuda à fleurs, à bord de luxueux yachts, ventre plat, abdos en tablettes de chocolat, ou évoluant sur l’eau au volant de scooters des mers …

Tous plus beaux les uns que les autres, tout droit sortis d’un magazine de mode !

La nuit, ils se trémoussent lascivement en boite de nuit, mini jupes à ras-le-bonbon pour les filles, pantalons hyper moulants pour les garçons, une coupe de champagne à la main. Les filles semblent tomber en pamoison dés que le moindre mâle s’approche d’elles, toujours prêtes à s’abandonner dans la chaleur et la moiteur de la nuit californienne. « Cigarette, whisky et p’tites pépés » ? Là ce serait plutôt marijuana, ecstasy et héroïne. Les filles sniffent de la coke, comme si c’était du sucre ne poudre, entre deux papotages, tout en se remaquillant dans les toilettes des boites de nuit.

Pour tout ce petit monde, la vie semble être s’écouler, douce et légère, en une inextinguible suite de réjouissances, de fêtes, de plaisirs…

Mais de quoi vivent tous ces gravures de mode. Ne travaillent-ils jamais? N’y a-t-il que des gens riches et beaux à Miami ou à Los Angeles?

Heureusement, de temps en temps, l’un d’eux se fait assassiner… pour d’obscures et sordides raisons.

Ce qui prouve qu’il y a quand même une justice en ce bas monde ! Cela nous console un peu, nous pauvres petits français moyens.

Les gentils policiers mènent l’enquête de main de maître, avec brio et célérité, calibre à la ceinture, sportifs et bronzés, sexy eux-aussi, cools, décontractés, trouvant le moyen de plaisanter entre deux coups de feux…Les délicieuses policières affrontent les pires dangers en restant impeccables dans des pantalons blancs immaculés, sans se faire jamais la moindre tache, marchant élégamment dans la boue, le sable ou le sang, perchés sur de délicats escarpins…

Et bien sûr les méchants sont tous punis à la fin ! Quelle tranquillité…

Paroles, paroles, paroles…Billet d’humeur!

Mon père disait de ma mère : « Il faut qu’elle parle ! »

Et je me souviens d’un film de Michel Audiard avec Annie Girardot qui avait pour titre : « Elle boit pas, elle fume pas, mais elle cause ! »

Ca vous parle ? Vous voyez de quoi je veux parler ?

Je veux vous parler de ces gens qui parlent tout le temps !

Vous en connaissez certainement vous aussi. Moi, j’en rencontre souvent en randonnées. Ils sont capables de parler sans arrêt, du début à la fin d’une randonnée de trois heures ! Non stop ! Sans reprendre leur souffle !

Attention! Rien à voir avec les sympathiques « incorrigibles bavards » ou les joyeux « boute-en-train! Non. Là, c’est un monologue inextinguible. Ils passent d’un sujet à l’autre sans s’arrêter, sans transition, sans logique visible (pour celui qui écoute). Du coq à l’âne ! On comprend qu’ils suivent les pensées qui leur passent par la tête. Ils ne font que penser à haute voix ! Ils peuvent vous décrire, par le menu, le moindre événement de leur journée, ou de leur vie. C’est aussi ennuyeux que quelqu’un qui vous raconte un film qu’on n’a pas vu !

Ce n’est pas une conversation, un dialogue, ils n’attendent pas de vous une quelconque réponse, une quelconque intervention. Non. D’ailleurs on ne le pourrait pas car il est impossible d’en « placer une » ! On espère, on attend vainement qu’ils reprennent leur souffle pour essayer de répondre, d’apporter une contre verse, une approbation, un élément nouveau susceptible de faire avancer le débat, ou changer de sujet. Converser quoi ! Rien à faire. Ils entrent chez vous en parlant, et quand ils sortent, il parlent encore! Et ils prennent leur temps! Si parfois, ils ont un « trou », ils vont chercher le mot qui leur manque…en parlant!  Et toi…tu attends! Et si par un incompréhensible miracle, vous aviez la parole et que vous commençez à raconter une histoire qui vous est arrivée, ils vont surenchérir, et vous interrompre aussitôt pour vous raconter la leur, à quoi la vôtre leur a fait penser, et qui est bien entendu bien plus intéressante que la vôtre!

Au début, on n’ose rien dire pour ne pas leur faire de la peine, ou tout bonnement parce qu’on est poli, mais à la longue ça devient insupportable. On a envie de se mettre à hurler. N’importe quoi pour les faire taire ! Avez-vous déjà fait un long trajet en voiture avec un ou une des ces « incorrigible bavards ». Et encore, je trouve que le terme de « bavards » est plutôt gentil. Mais quel terme leur attribuer? « Parleurs » peut-être?

Les femmes sont-elles plus bavardes que les hommes ? C’est à voir. Ce qui est sûr, c’est que ces gens sont « toxiques, car dans un groupe ils prennent toute la place, et empêchent les autres de s’exprimer. Ces autres qui auraient peut-être des choses bien plus intéressantes à dire. Ca demande un tel effort pour les interrompre !

En plus, ils parlent toujours très forts. (Ils ont de l’entrainement of course ! Ce ne sont pas eux qui auront des problèmes de voix. Ils ne sont jamais aphones !) Ils parlent forts comme les gens qui sont un peu sourds. Certainement pour des raisons similaires. Mais les sourds, eux, ce n’est pas de leur faute, c’est juste qu’ils n’entendent pas bien. Nos amis, eux, parlent fort parce qu’ils « n’écoutent » pas. Ils n’écoutent pas car ils n’écoutent qu’eux-mêmes, ne s’intéressent qu’à eux-mêmes. Evidemment, ce sont souvent des personnes qui vivent seules, ou des personnes qui ne se sentent pas reconnues au boulot, au bureau, qui n’ont pas trop la « voix à la parole » dans leur travail. Ils se « rattrapent »peut-être. Ce sont peut-être aussi, en quelque sorte, des « malades », comme les cleptomanes ou les pyromanes, ou les personnes qui ont des « tocs »… Mais, dans tous les cas, c’est nous qui  sommes alors leurs victimes !

Car, pour les faire taire, quand vraiment on en peut plus, on est obligé de hausser le ton, de hurler pour se faire entendre. Comme dans ces débats politiques où les deux adversaires continuent de parler l’un « sur » l’autre. A qui s’arrêtera le premier car il aura fini par perdre le fil de ses idées. Comme on jouait, enfant, à qui baissera les yeux le premier ! On est obligé de leur couper brutalement la parole, comme ces animateurs qui, pour faire un bon mot (ou une réflexion idiote) interrompt intempestivement la personne qu’il interviewait, juste au moment où ça devenait intéressant pour l’auditeur ! Evidemment l’animateur a deux micros, lui, tandis que son interlocuteur n’en a qu’un. Mais nous, nous n’en avons aucun!

Quelquefois, nos « parleurs » repèrent une personne nouvelle dans le groupe, une qui ne les a pas encore rabroués ou fuis comme le peste, (Comme le capitaine Haddock dans Tintin fuit sans arrêt Bianca Castafiore !) et jettent leur dévolu sur elle. Ils fondent sur leur proie, l’entourent d’attentions, de prévenances, de gentillesses, la cajolant, lui accordant un pseudo intérêt, pour mieux la séduire, l’entortiller dans ses filets, lcomme l’araignée, la phagocyter. L’autre, innocente, se laisse faire, toute contente de tant d’intérêt, flattée peut-être aussi, sans sentir le danger !… Mais hélas, nos « beaux parleurs » ne s’intéressent vraiment qu’à eux mêmes. D’ailleurs, quand ça les arrange, ils n’hésiteront pas à  laisser cette personne en plan, tout à coup, sans vergogne, quand ils auront mieux à faire, ou pour se raccrocher à quelqu’un d’autre, une autre proie, plus séduisante…

Ces « beaux parleurs » sont « toxiques » car ils envahissant notre espace mental, nous « prennent la tête » et nous bouffent notre énergie. Ils nous vampirisent, nous anémient d’une certaine façon. D’où l’expression familière : « Il me fatigue ! ». Je crois vraiment qu’ils se rechargent en énergie en nous prenant la nôtre … Face à eux point de salut. Un seul recours: La fuite!

Mais patience ! Un jour, nous les « taiseux », les discrets, les gentils, les patients, allons perdre patience ! Et prendre enfin la parole.

Aux armes les « taiseux ». Révoltons-nous, reprenons notre pouvoir ! Et faisons les taire, non de Dieu !

Méditation d’un soir d’été…

Hier soir, en rentrant à pied de chez Danielle, je suis passée devant le cimetière. Je le traverse souvent car ça raccourcit le trajet, et puis on y trouve silence et calme. Cela m’apaise. C’est souvent complètement désert, à part, parfois, une ou deux femmes, généralement âgées, qui circulent discrètement entre les tombes, un arrosoir à la main. Je marche dans la grande allée centrale, toute droite et plantée de cyprès centenaires, de pins, de micocouliers qui procurent une ombre très agréable en été. On aurait presque envie de s’y arrêter un instant et d’y installer un hamac, un transat pour s’y reposer…Si ce n’était pas un cimetière !

Les cigales grésillent tout autour, et curieusement, paradoxalement, créent une impression de calme, de vide…de silence !

Quelquefois, quand j’ai le temps et l’envie, je m’arrête pour jeter un œil à la tombe de mes parents. Pas souvent car son état d’abandon et de délabrement me désole à chaque fois et j’ai un peu honte. Mais pas vraiment, car je ne pense pas que mes parents soient là. Et alors pourquoi fleurir et entretenir une tombe ? Parce que « cela se fait » ?

Mais ce jour-là il était tard, les portes étaient déjà fermées et j’ai dû faire le tour.

En passant devant l’entrée, j’ai remarqué une de ces présentoirs, comme on en voit devant les églises à l’occasion des enterrements. Ou devant la maison d’une personne décédée. En feuilletant le registre qui se trouve dessus, on peut lire le nom de la personne en question, signer et laisser un mot de condoléance à la famille. Il y a toujours un stylo et curieusement personne ne le vole jamais !

J’ai regardé le nom : « Olga B. » Cela ne m’a rien dit. Je ne la connaissais pas. J’ai passé mon chemin.

Mais en continuant à marcher, j’ai pensé : Un jour il y aura devant le temple ou le cimetière, ou devant chez moi, un registre comme ça qui portera mon nom. Et quelqu’un en passant devant s’arrêtera par curiosité, lira mon nom, et se dira en faisant une moue : « Je ne la connaissais pas ».

Et passera son chemin.

 

Moustiques, vous avez dit moustiques ?

Août s’achève doucement. Bientôt septembre et la rentrée des classes… « Colchiques dans les prés »  et la fin de l’été.

Peut-être alors assisterons-nous, enfin, à la disparition des moustiques ! Oui,  car depuis quelques années les moustiques sont redevenus une calamité ! Impossible de profiter des jardins en été, on s’y fait manger par les moustiques ! D’où cela vient-il ?

Il paraîtrait que les « bassins de rétention » n’ont pas été démoustiqués ? Ah ! Ah ! Ceci pourrait expliquer cela !  Attention je dis « bassins de rétention », mais en fait, je parle de ces grands bassins artificiels remplis d’eau en permanence, de ces nouvelles « mares », pleines d’eau stagnante et croupissante, qui fleurissent depuis quelques années aux alentours des villages. Ces mares (presque des étangs pour certaines) produisent à longueur d’année des odeurs nauséabondes. Preuve qu’elles sont putrides et nocives  pour la santé !

D’ailleurs, à quoi servent- elles exactement? Est-ce pour permettre aux paysans d’arroser leurs terres ? Sont-elles là pour recueillir les eaux usées sorties des stations d’épuration ?

C’est curieux : Par le passé on s’est échiné à assécher les marais des Dombes, par exemple (voir le film de Patrick Leconte « Ridicule ») ou des Landes qui étaient insalubres car infestés de moustiques. Cela afin d’assainir la région et de protéger les populations qui mouraient de maladies générées par les piqûres de moustiques. Aujourd’hui, on en crée d’autres artificiels !

Résultat. Désormais on ne peut plus manger dans son jardin, l’été, sans se protéger par force d’insecticides qui polluent l’atmosphère et nous empoisonnent. Serait-ce encore un coup de Bayer ?

Alors qu’on nous conseille paternellement, à nous pauvres citoyens, d’éviter les soucoupes pleines d’eau sous nos pots de fleurs, on crée un peu partout de ces bassins artificiels ! C’est un comble ! Un peu de coordination serait bienvenue !

Je ne sais à qui nous devons ces créations (municipalité, communauté de commune, conseil général, gouvernement, Europe ?) mais que chacun balaie devant sa porte! Si pour telle ou telle raison (sans doute bonne) on crée ces mares artificielles, qu’on s’emploie alors à les traiter pour nous protéger de ces invasions de moustiques !

Sinon les touristes ne reviendront plus…

Vous avez chaud? Essayez la Bretagne!

Je n’en peux plus des tous ces gens qui se plaignent de la chaleur. Oui il fait chaud, et alors ? C’est l’été et on est dans le sud de la France !

Si vous n’aimez pas, allez donc habiter en Bretagne! Ici, il fait chaud.  C’est comme ça ! Et ça l’a toujours été !37835739_941673562671143_4128940610709094400_n

Ce n’est pas le climat qui va de travers, c’est notre façon moderne de vivre. Autrefois, l’été, on fermait volets et fenêtres dés le matin pour garder la fraîcheur et on ne sortait pas de la maison aux heures chaudes de la journée. Mon père était dans ses vignes à 5h du matin. Il rentrait à la maison à 11h et il n’en ressortait pour travailler qu’aux alentours de 18h.

Mais il restait travailler dans ses vignes jusqu’à la nuit tombée. Et je dis bien la nuit tombée, pas la tombée de la nuit. C’est à dire vers 10h du soir. Et à cette heures- là on ouvrait grand portes et fenêtres pour faire entrer la fraîcheur.

Actuellement, le monde moderne (et la centralisation) nous oblige à travailler selon les heures de bureau, sans tenir compte des spécificités climatiques de chaque région. Travailler de 8h à midi et de  14h à 18h ce n’est pas compatible avec le climat du sud.

De plus pour contre balancer la chaleur, on a installé (et on installe de plus en plus ) des clims partout : Dans  les bureaux, dans les maisons, dans les voitures. Ce qui contribue à aggraver le réchauffement climatique car les clims font de l’air froid à l’intérieur, certes, mais rejettent de l’air chaud à l’extérieur, dans les rues ! Comme autrefois, avant l’arrivée du tout-à-l’égout, on rejetait les eaux usées – et le reste – dans les rigoles et les caniveaux…

 

Clap de fin!

Et voilà! Ca y est, c’est terminé!
La Maison de la Parole a fermé ses portes. Au revoir Avignon! Nous avons fini ce festival en beauté avec notre (petite) salle pleine à ras bord!
Epuisées mais heureuses!MH rando
Oui! Au revoir Avignon… Bonjour les vacances!
Certes ce fut, encore une fois, un beau festival et nous l’avons vécu et goûté pleinement. Mais, maintenant, à nous la mer « coquillages et crustacés », la montagne ou la rivière, à nous les balades en forêt. A nous le silence après tout ce brouhaha incessant, A nous le calme après toute cette agitation, ce stress, cette foule!
A nous la liberté!

Heureuses!

La belle aventure lentement se termine… Plus que quatre jours avant la fin programmée du festival d’Avignon à la Maison de la Parole…Quatre jours qui vont passer « comme les trains » ainsi que le chantait la regrettée France Gall dans une chanson du talentueux et non moins regretté Michel Berger, étoile filante de la chanson…20180718_195329 (2)
C’est notre 4ème festival d’Avignon avec ce spectacle ! Présenter encore une fois notre « piano noir » en hommage à Barbara, une fois passé l’anniversaire et loin des manifestations convenues, starisées, voire à grand spectacle, de l’année dernière, largement relayées par les médias, était un peu une gageure…Mais le public est là, fidèle, ou sans cesse renouvelé…Car, il y a cette année beaucoup de public « jeune », ce qui aurait enchanté Barbara qui adorait la jeunesse…D’ailleurs, j’en suis sûre, dans notre petit salle, chaque soir, elle est là avec nous!
Oui nous sommes heureuses!
« Il était un piano noir » encore jusqu’au 25 juillet 2018 à 21h15. Maison de la Parole, 7 rue Prévot. 0490826110 – 0678903556

Deforestation!!!! Vous avez dit déforestation???

Il n’y a pas que la forêt amazonnienne, ou celles détruites pour faire place aux plantations d’huile de palme! Chez nous aussi on détruit les forêts…Ici à St Jean du Pin (gard) de même qu’à la Montagne de la Fage au dessus de Cambo (proche de St Hippolyte-du- fort), ou même à Générargues…Mais pourquoi massacrent-ils nos belles forêts? Pour vendre le bois? A qui? Et pour faire quoi? 20180526_110240_resized
Autour de St Sériès et Saturargues, c’est l’agrandissement incessant de la carrière qui a détruit, et continue de détruire, une forêt de pins magnifiques le long du chemin de St Jacques de Compostelle…Veulent-ils faire fuir tous les touristes? Veulent-ils chasser, en rendant ainsi les chemins impraticables, tous ces amoureux de notre belle région qui ne sauront plus où aller se promener! Le coeur me fend…20180526_110427_resized

Sans oublier qu’outre l’aspect esthétique nos forêts sont les « poumons verts » de notre région…

Easy Rider…

Je ne sais pas pourquoi, hier j’ai eu envie de revoir le film… et des souvenirs sont remontés à la surface. Je me souviens…c’était en 1974 (1973 ou 1975 par là), avec celui qui est devenu mon mari (puis, plus tard, mon ex-mari) et un copain, on était parti faire quelques jours de camping sauvage à Anduze (autour d’Anduze). Et le matin, alors que nous nous baignions dans le Gardon, (à poils bien évidemment) deux autochtones, deux hommes du coin, quoi, genre chasseurs ou autres, ont déboulé tout à coup et nous ont intimé l’ordre de sortir de l’eau en nous menaçant de leur fusil… Ils ne plaisantaient pas ! Bon…contrairement au film, eux, ils n’ont pas tiré! (Mais si nous n’avions pas obtempéré, peut-être l’auraient-ils fait). Mais c’était, malgré tout, la même haine ! Et, nous avons eu très peur ! On est sorti de l’eau, sans chercher à comprendre, sans essayer de discuter, on a démonté la tente aussi sec, et on est parti, en se jurant de ne plus jamais revenir dans le coin. Et encore maintenant, chaque fois que je traverse Anduze, j’y repense…Et je ressens un profond malaise. Ce n’est pas un bon souvenir!!!!Pour moi Anduze, c’est Easy Rider! A jamais…

Il pleut…

Et il pleut encore ! Même mon chat n’en peut plus ! Il erre comme une âme en peine dans la maison. Il demande à sortir, puis 10 secondes après demande à rentrer, puis demande encore à sortir, espérant sans doute qu’entre temps  le soleil se sera montré ! Il peut rêver ! C’est peine perdue…

Moi non plus je n’en peux plus ! Et le premier qui vient me parler du niveau des nappes phréatiques… Je le mors !Sautadet petite_1

Oh ! Je sais que je vais avoir aussitôt des dizaines de commentaires de gens qui vont m’expliquer par A+B, comme à un élève de CM2 que c’est des conneries ce que je raconte, et que les nappes phréatiques sont encore basses car le réchauffement climatique…blablabla…dû bien sûr à l’usage de ma voiture diesel…blablabla !

Tout comme notre cher président Macron nous a expliqué, comme à des enfants de maternelles que les 50€ ponctionnés tous les mois sur ma petite retraite (soit 600€ par an ! Alors que je suis non imposable mais que je dépasse de 80€ annuels le seuil fixé pour l’application de la CSG ) vont servir à créer des emplois pour les jeunes! Comme si on ne savait pas qu’il n’y a pas assez de travail pour tout le monde (et que ça ne va pas s’arranger dans une société où on va bientôt remplacer les caissières de supermarché et les chauffeurs de bus par des machines!), et que ce n’est pas en faisant, encore et encore, des cadeaux fiscaux aux entreprises qu’on les incitera à créer des emplois, alors qu’ils passent leur temps à dégraisser et à licencier ou à déposer leur bilan pendant que leurs actionnaires se gavent !

Et pendant ce temps, les enfants Halliday se battent comme des chiffonniers pour les milliards de l’héritage de leur père ! Mais c’est vrai qu’ils ont des frais, les pauvres. La coke et le caviar ça coûte cher !

Oui, je suis de mauvaise humeur ce matin ! Je vois tout en noir ! La faute à la pluie. Je suis du Gard vous savez, et les gens du Gard, c’est bien connu, quand ils n’ont pas vu le soleil de 3 jours, commencent à « péter les plombs » !

« Remember… »

6 avril 2018 : Disparition de Jacques Higelin… Remember !

Et allez ! Encore un ! Simone Weil, Jeanne Moreau, Claude Rich, Robert Hirch, Jean Rochefort, France Gall, Johnny Halliday, Stéphane Audran, Jacques Higelin…etc…Ma jeunesse a foutu l’ camp !Muguet ds la nature

De toutes les façons, pour moi, ça a commencé, il y a bien longtemps déjà, avec la mort de Jean-Paul Sartre ! Le dernier penseur. Ma première blessure, ma première perte spirituelle. Mon premier deuil de cœur. Avec lui disparaissait toute une époque…

Et puis tout de suite après, vint l’assassinat de John Lennon…Tous deux morts au front, tombés au champ d’honneur de ma jeunesse.

Ensuite, mais bien plus tard, il y a eu Marguerite Duras, Lou Reed, et presque en même temps David Bowie et Léonard Cohen … et puis…et puis… Et puis…maintenant c’est l’hécatombe !

Il y a quelques temps, je me souviens avoir pensé après la mort de Simone Weil, Claude Rich et Jeanne Moreau: « Aie ! A quand la mort de Johnny Halliday ? Tant qu’on y est ! » Et ben, ça n’a pas beaucoup traîné !

Et maintenant Jacques Higelin…tombé du ciel ? Champagne !

Tous ces gens qui ont accompagné, enrichi, égayé, coloré ma vie. Mes vieux compagnons de route… « Que sont mes amis devenus, que j’avais de si près ténu et tant aimé ? »

Certains résistent encore : Neil Young, Arno…Jacques Dutronc, Françoise Hardy, Eddy Mitchell et Adamo n’ont qu’à bien se (main)tenir ! Adamo vient de sortir un disque. Françoise Hardy aussi. Super !

Et Hugues Aufray ? Tiens bon la barre, hisse et ho… Ne te dépêche pas de revenir au pays ! Personne ne nous attend plus aux  portes de St Malo…

Et moi ? et moi ? et moi ?

Tombe la neige…

Alors qu’Adamo sort un nouvel album, comme pour fêter cet événement la météo de la France entière s’est mis hier au diapason, et sans doute en hommage au chanteur de nos 15/20 ans, la neige est tombée en abondance toute la journée.
Et toute la journée, j’ai fredonné dans ma tête : « Tombe la neige… » cette chanson sur laquelle nous avons dansé dans notre jeunesse, lors des premières « boum ».                  Vous souvenez-vous ?
Le garage, au sous-sol de la villa des parents, avait été transformé en salle de bal. On avait plié la table de ping-pong pour faire de la place. Des chaises étaient installées tout autour de la pièce, et sur des petites tables, nappées de papier crépon de couleur, il y avait des jus de fruits et de la limonade, des toasts pâté et jambon. Côté douceur c’était salade de fruits et pain d’épice, tarte aux pommes et flan aux œufs. Nous étions là, Brigitte et Pierre, Jean-Paul, Josiane, Jacques, Cathy et Olivier… et d’autres que j’oublie sans doute.
Pas de sono, ni de baffles super puissants. Nous avions un tourne disque, un vieux  Teppaz  qui passait des 45 tours crachotant.Fougasse Tragique  Fête 36
Et Patricia Carli suppliait : « Arrête, arrête, ne me touche pas… », les Animals chantaient: « The house of the rising sun », Michel Polnareff gémissait: « Love me, please, love me… » les Beatles susurraient: « Michelle, ma belle… » et Richard Anthony pleurait :   « Et j’entends siffler le train…».
Nous dansions le rock sur Bill Haley et Chuck Berry, le twist sur « Twist and shout» et « let’s Twist again » ou « Twist à St Tropez »…
Les parents descendaient de temps en temps, sous prétexte de voir si nous n’avions besoin de rien, mais en fait pour vérifier que les choses ne dégénéraient pas, que les slows n’étaient pas trop collés, collés, que ça ne « flirtait » pas dans tous les coins…Mais malgré cette « surveillance » des idylles éphémères se nouaient, d’autres se mourraient, ou renaissaient…la vie quoi !
Et, en ce jour où « tombait la neige », et dans le silence ouaté qui s’était installé grâce à elle, ce souvenir de jours heureux m’est revenu…

01/03/2018

 

Jeûner? Vous avez dit jeûner?

Je viens de commencer un jeûne. Depuis ce matin. Quelle idée, me direz-vous! Je vous répondrai comme Steve Mc Queen dans Les septs mercenaires: « sur le moment l’idée m’avait paru bonne! »… Et il n’est que 15h30 ! C’est très curieux, je n’ai pas vraiment faim. Non! Mais j’ai froid. Ca oui. Mais surtout, je me sens désoeuvrée, vacante. Pour tout dire, je m’ennuie. Je réalise que finalement manger est quelque chose qui ponctue les journées. Hé oui! Nos journées sont rythmées par les repas. Comme les aiguilles de la  pendule. Le matin on se lève et on petit déjeune, à midi on déjeune, à quatre heures, en sortant de l’école, on goûte, et la journée finie il y a le repas du soir. De plus, ces repas sont aussi des moments de relâche, de répit, de repos, de trêve, des coupures agréables et bienvenues dans le travail, dans la routine de la journée.IMG_7777

Je réalise aussi qu’on passe beaucoup de temps, sinon à manger, du moins à être occupé par l’idée de manger. Non seulement le temps qu’on passe à manger, mais aussi celui qu’on passe à préparer les repas, faire les courses, faire la vaisselle. En fait, si on ne mangeait pas, on gagnerait beaucoup de temps ! On aurait plus de temps pour soi. On pourrait passer plus de temps à travailler !

Une chance que les patrons n’y aient pas pensé !

Est-ce que je vais tenir? Pour bien faire, il faudrait que je tienne trois jours. Est-ce que je vais y arriver ? En fait,  je me sens dans le même état que les premiers jours où j’avais arrêter de fumer. Je compte les heures, les minutes qui passent. Je ne pense qu’à ça. Bien sûr chaque minute passée est une victoire. Mais la bataille est loin d’être gagnée!…Je voudrais que le temps passe plus vite. Je voudrais déjà être à ce soir pour me coucher, pour que ce jour soit enfin passé, pour être déjà à demain! Mais le temps semble tourner au ralenti. (Tiens ! tiens ! Jeûner serait-il un moyen de ralentir le temps ?)

Je voudrais être déjà à demain, mais pas seulement, car demain n’est pas le but, l’issue, la fin de la quête. Demain ne sera encore qu’une étape. Il faudra me encore tenir. Tout un jour ! Et puis un autre jour encore…

Juste ciel ! Pourquoi me suis lancé ce défi, pourquoi me suis embarquée dans cette aventure ? En plus demain matin, j’ai deux cours de yoga. Et le soir un cours de Tai Chi. Est-ce que je vais tenir le coup ? Pas sûr du tout!

Curieusement, c’est surtout la boisson qui me manque. Je rêve d’un verre d’eau. Mais on peut boire seulement à partir du troisième jour ! Deux jours sans boire ! Quelle horreur, je ne vais jamais y arriver ! Mais, bon sang, pourquoi est-ce que je m’inflige ça ? Personne ne m’oblige !

Pourtant, ça avait l’air très bien sur le papier. Ca ne paraissait pas très difficile dans le livre. Dans le livre, on se voit très bien jeûner! On s’imagine, alanguie, nonchalante, zen, puis régénérée, radieuse le jeûne terminé, croquant une branche de cèleri (bio bien sûr)…Mais dans notre rêverie, on ne sent pas ni la faim ni la soif !

IMG_904416h10. Seulement 16h10 ! Ce jour va t-il enfin finir un jour ????

C’est un peu comme après une rupture amoureuse. On se sent déboussolé, on a perdu ses repaires. La vie n’a plus de couleurs. On tourne en rond dans un monde peint en gris : Cette seule personne, qui faisait notre joie de vivre, notre bonheur, nous est enlevée. Et le vide qu’elle laisse nous fait comprendre qu’on va être obligé de se trouver rapidement d’autres centres d’intérêt, d’autres plaisirs, d’autres raisons d’enthousiasme, d’autres « moteurs » de vie. Bien obligé, car pour l’instant, on n’a plus goût à rien, rien ne nous motive plus. Rien ne nous donne plus envie de nous lever le matin. Et ce n’est pas une « vie » !

10h45 le deuxième jour. pas bien dormi, mais je vais bien. Par contre, j’ai toujours froid, et même de plus en plus. Pas étonnant me direz-vous!

Je prends conscience aussi que manger distrait. Les repas ne sont pas que nécessaires, alimentaires, vitaux, ils sont aussi un passe temps, un divertissement, comme le cinéma, la télévision, les jeux de cartes. Le temps qu’on est à table on ne s’ennuie pas, le temps qu’on passe à manger est un plaisir.

Bref, en jeûnant, je réalise que manger est vraiment, une des ces quelques choses majeures qui donnent du relief, des couleurs à la vie. Et comme monsieur Jourdain découvrant qu’en parlant il fait de la prose, j’oserai dire, plagiant monsieur De la Palice, que manger donne du goût à la vie.

Pour tout vous dire, en fin de compte, il semblerait que, sans manger, la vie ne vaille pas tellement le coup d’être vécue!

Le mois de Janvier

 Après Noël et le jour de l’an arrive le mois de janvier. Le mois des soldes !

Janvier est un mois délicat, difficile même… Et je sais de quoi je parle! Je suis née au mois de janvier ! D’ailleurs que tous ceux qui sont nés au mois de Janvier se manifestent : « Hein ! Que c’est un mois difficile ? » On devrait se mettre en association: les victimes du mois de Janvier !

Oui parce que c’est un coup à vous gâcher votre enfance d’être né au mois de janvier !

D’abord, pas moyen de fêter son anniversaire correctement: Foin de ripailles Rabelaisiennes, de fêtes jusqu’au bout de la nuit ! Tout le monde a l’estomac qui déborde, le foie à l’agonie, exsangue, des kilos en trop sur le ventre ou les hanches et ne rêve que salade verte et jus de citron ! Et dans les têtes une seule idée, un seul but : Se refaire une santé ! P1000114

En plus, c’est le mois des  gastros ! Enfin…Parlons-en des gastros ! Moi je crois qu’on a tendance aujourd’hui à appeler gastro, ce qu’autrefois on appelait tout bêtement crise de foie ! Comme si on avait honte ! Et ben oui ! On a fait des excès pendant les fêtes, on a mangé des chocolats, on a picolé ! C’est normal ! C’est fait pour ! Tout nous y pousse !

 Janvier est un mois difficile !

Et puis, pour les cadeaux vous repasserez : Tous les porte-monnaie sont vides et bien au fond des poches avec le mouchoir par dessus. D’ailleurs les commerçants l’ont très bien compris puisqu’ils ont inventé les soldes (en plus de toutes les fêtes !) pour essayer de faire ressortir tous ces porte-monnaie du fond des poches.

Cela dit, ont-ils le pouvoir de les faire se remplir ? C’est une autre question ! Car comme par hasard, paf, paf, arrivent toutes les « bonnes » nouvelles : Hausse de la CSG sur ma (pourtant si petite !) retraite, hausse des tarifs du gaz, hausse des timbres…etc…etc…

Oui ! Janvier est un mois difficile…resize_S346911_Piyayo_P955981

Alors, c’est le mois des bonnes résolutions. Les bonnes résolutions c’est comme les soldes, deux fois par an, à la rentrée des classes et au mois de janvier : « Cette année, je m’inscris à l’aquagym, cette année, j’arrête de fumer, cette année je commence le régime paléo, je me mets à la marche nordique, à la méditation, j’apprends le chinois, cette année je me trouve un mec… » Et ça dure ce que ça dure. Un jour, une semaine, un mois ? Ce n’est pas grave, l’essentiel c’est d’essayer…

La seule chose qu’il y a de bien au mois de janvier, c’est que les jours rallongent et qu’on peut se dire comme Christiane Rochefort: « Encore heureux qu’on va vers l’ETE ! »

 

 29 décembre:

Joyeux Noël…et Bonne Année !
J’adore la période entre Noël et le jour de l’an ! C’est un moment entre parenthèse. Rien ne semble plus avoir d’importance. On a le droit de se goinfrer de chocolat, de boire des apéros sans culpabiliser. Tout est permis, tout le monde s’en fout ! Personne ne sera offusqué de vous voir ouvrir vos volets ou être encore en pyjama à 2h de l’après-midi. On peut se lâcher, sans être jugé ! On peut regarder des dvd tout l’après midi (et même le matin !), pleurer devant : Coup de foudre à Nothing Hill, Quatre mariages et un enterrement, Nuits Blanches à Seattle, Casablanca, Morocco… (Ah ! Revoir : Le Seigneur des Anneaux (l’intégrale !) jusqu’à tard dans la nuit parce qu’on sait qu’on peut faire la grasse matinée le lendemain !)
On peut traîner en pyjama toute la journée, à surfer sur internet, en rêvant devant les publicités de Naf Naf, de Jeff de Bruges, à baver sur Amazon devant l’Iphone ou le PC dernier cri qu’on ne pourra jamais se payer, à essayer des tenues pour le réveillon, à imaginer les cadeaux qu’on va recevoir… On se prélasse en lisant les divers horoscopes pour voir si, cette année, on ne va pas (enfin !) rencontrer le grand amour ou gagner au loto…IMG_8534
On ne reçoit pratiquement plus de factures, plus de coups de fil publicitaires intempestifs. Toutes ces personnes qui gagnent leur vie à empoisonner la nôtre, en nous cassant les pieds ou plutôt les oreilles pour tenter de nous vendre quelque chose dont nous n’avons pas besoin, ou à essayer de nous arnaquer, sont en congé elles aussi, (enfin !) et c’est le silence ! On est sur un petit nuage…Tout nous semble facile….On se sent léger. On se sent bon ! C’est une période où tout le monde aime tout le monde…On se sent jeune et beau ! On se retrouve enfant ! Plein d’espoir pour l’avenir, prêt à soulever des montagnes. Plein de bonnes résolutions pour l’année nouvelle qui s’approche : Arrêter de fumer, essayer le régime paléo, s’inscrire au cours de gym pour perdre enfin ces quelques kg en trop, se réconcilier avec sa sœur, apprendre l’italien, se mettre à la marche nordique, à la méditation…On devine, on en est sûr, que cette année va nous être bénéfique, agréable, fertile en joie de toutes sortes : Trouver un job, trouver un amoureux, réussir aux examens, déménager, guérir…Que sais-je…
La vie nous apparait comme une longue suite de fêtes et de réjouissances…Un chemin semé de pétales de roses…Un tapis de velours rouge déroulé sous nos pas à l’infini…avec au bout l’ETE… et les grandes vacances !!!!!! Le paradis !

27 décembre

Un ami peintre m’a dit un jour : « Maintenant, je suis trop vieux. Je n’attends plus que me vienne l’inspiration, je m’oblige à faire un dessin par jour ! »

Bonne idée ! L’inspiration c’est comme la gymnastique, la méditation ou le pari de Pascal : le tout est de s’y mettre !Christine

J’ai décidé de faire comme lui cette année. Et essayer d’écrire quelque chose tous les jours. Tenir une espèce de journal, une sorte de  Bridget Jones ‘s Diary … A la différence que moi, je n’ai pas besoin de faire le régime, du moins pour perdre des kg, que j’ai passé, hélas, depuis longtemps L’Âge de raison et entre autres, celui de courir après un jules.Par contre j’ai toujours dans ma bibliothèque : Transformez votre vie de Louise HAY, La petite voix d’Eileen CADDY et Les hommes viennent de mars et les femmes de Vénus! Et je médite avec Petit Bambou ! Il n’est jamais trop tard pour travailler à s’améliorer !

Heu…Je profite des vacances pour commencer, pas la peine d’attendre le 1er janvier. Il faut mieux s’y mettre tout de suite pour ne pas perdre de temps, prendre mon élan et surtout essayer de prendre le pli…Comme ils disent sur Petit Bambou : » il faut essayer d’introduire de la régularité dans la pratique, en faire un peu tous les jours, si possible à heure régulière », bref, s’en faire une habitude ! Bon plan !

Randonnée de Noël

Hé oui! Nous étions quand même vingt et un à avoir préféré randonner aujourd’hui, lendemain du réveillon de Noël, plutôt que d’aller manger la dinde aux marrons chez la belle-mère, et nous goinfrer -encore!- de chocolats pour faire exploser notre taux de cholestérol, au milieu du piaillements des enfants! Certes le soleil nous a boudé mais il était dans nos coeurs, vu l’ambiance chaleureuse et la bonne humeur générale. Certes, il faisait un peu frais, mais c’était vivifiant! Oui, rien de tel pour nous remettre des excès de la veille. Et pas une goutte de pluie!resize_S808811_Piyayo_P1664801

Que du bonheur!

Joyeux Noël à tous!

 

Les cadeaux de Noël

« Qu’est-ce que tu veux pour Noël ? »

Ca y est ! On est, encore une fois, arrivé à l’époque de poser la sempiternelle question. On tournait autour depuis quelques temps, mais on a attendu la dernière minute! Et là, ça urge, on ne peut plus y l’éviter ! Et pourtant cette année, on avait biaisé, tellement on en avait marre. Et on s’en était bien sorti jusque là. On avait zappé les cadeaux de « fête des Mères ». Pour la St Valentin, on travaillait (la question était réglée), on avait rusé pour les anniversaires (on s’en était tiré avec un petit mail affectueux), sauté à pieds joints par  dessus les chocolats et les cloches de Pâques, ignoré royalement les citrouilles d’Halloween…mais Noël !… Noël, on est coincé, on ne peut pas y déroger !

Bien sûr on peut décider de passer outre, d’acheter de son propre chef un cadeau qui vous plait à vous ! Ou qui, vous le pensez, leur plaira ! Mais vous prenez des risques ! Ah ! Tout plutôt que ce silence embarrassé après l’ouverture d’un cadeau qui de toute évidence ne plait pas, suivi aussitôt d’une effusion trop chaleureuse, de remerciements trop empressés. Ah ! Tout plutôt que de voir votre cadeau, pourtant choisi avec amour, relégué aussitôt dans un coin, signe évident de désintérêt, voire de mépris. Sans compter que cette vexation se transformera inévitablement en rancœur. « Et bien, si c’est comme ça, l’année prochaine, je ne me fatiguerait pas ! »IMG_9044

Alors, une fois de plus, lâchement, vous posez la question.

Bien sûr, dans ce cas, il n’y aura pas de surprise, pas de magie. Et le plaisir en sera forcément diminué. C’est comme les listes de mariage. Ca devient utilitaire, bassement matériel. Mais qu’importe, jouons la tranquillité ! En plus, c’est pratique, ça évite de chercher, de se creuser la tête : « De quoi pourrait bien avoir envie la tante Augustine ? Qu’est-ce qui pourrait bien faire plaisir à grand-père Gaston ? » Hein ? Parce que, non seulement, à Noël, il faut faire des cadeaux, mais il faut offrir des cadeaux qui plaisent !!! Quel cauchemar !

Et puis d’abord, pourquoi des cadeaux à Noël ? Pour les enfants, on comprend, mais les adultes Pour prouver son affection ? En faut-il des preuves tangibles, matérielles,? Sommes-nous définitivement comme saint Thomas ? A ne croire que ce que nous voyons ? Alors s’il n’y a pas de cadeau, il n’y a pas d’affection ? Et a contrario, plus le cadeau est gros, plus il est cher, plus on aime ?

Moi, je me souviens de la mandarine et de la brioche à la fleur d’oranger qu’on nous distribuait à l’arbre de Noël du Temple. J’en sens encore le goût. Il me revient encore  l’odeur  des bougies allumées, le bruit des aiguilles de pins qui s’enflammaient souvent et grésillaient. Je nous revois, nous les enfants, costumés en angelots, en rois mages, vêtus de blanc et de doré, déguisés en vieux bergers avec des barbes et des moustaches, fiers comme Artaban, sous les regards de tous, et surtout celui de nos parents. J’entends nos voix qui ânonnaient : « En ce temps là parut un édit de César Auguste annonçant le recensement de toute la terre…Alors Joseph monta de la Galilée… »

C’est ma madeleine à moi ! Que le bonheur semblait simple alors…

M.H.Courtin Décembre 2017

Festival d’Avignon: Clap de fin!

Et voilà, c’est fini! J’ai remis le piano à sa place, lavé et rangé le costume…et je tourne en rond dans ma maison, en plein décalage horaire, un peu perdue, désorientée, désoeuvrée, démunie, avec tout à la fois un sentiment de soulagement, de fierté et de bonheur, et comme une petite envie de pleurer…20 jours! 20 jours de folie, 20 jours intenses! 20 jours d’émotions incessantes et changeantes, joie, peur, colère, gaieté, énervement, impatience, anxiété, lassitude, satisfaction, déception, enthousiasme, doute, plaisir…20 jours de vertige, 20 jours en totale apesanteur, déconnectée de la réalité, indifférente à ce qui se passe dans le monde, comme en suspension dans le temps… Et puis on atterrit, brusquement, lourdement, sur le « plancher des vaches », dans la vie de tous les jours, simple mortel avec la lessive à faire, le courrier en retard à rattraper et  et des factures à payer!  Plus albatros maladroit que jamais!IMG_5132

On regarde le décor familier autour de soi, avec l’appréhension de crever d’ennui après tout ce brouhaha, ce bruit, cette foule, toutes ces montées d’énergie, ces poussées d’adrénaline… et en même temps on reste tétanisée devant cette montagne de choses urgentes à faire! On ne sait pas par quel bout commencer, le ménage, le jardin, les sauvegardes de l’ordi…et finalement on ne fait rien, on se retrouve affalée devant la télé à regarder un film en grignotant des chips!

Nous reprenons contact avec nos amis, que nous avions un peu oubliés, eux dont la vie a continué pendant que nous étions dans notre bulle à Avignon, tout occupés de nous. Et ils ont l’élégance de faire comme s’ils n’avaient pas remarqué que nous les avons négligés!

Bien sûr tout cela va passer aussi. Nous serons vite repris par le train train, le quotidien, les projets, la nécessité d’avancer. Mais nous garderons en mémoire, dans notre coeur et dans notre corps, toutes ces sensations, ces émotions, et nous n’en retiendrons que le beau..Bien sûr… Mais j’aime particulièrement ce moment entre parenthèse, cette respiration, cette presque nostalgie, cette presque tristesse, qui nous laisse faible et fragile comme après un trop grand bonheur en amour…Avant de rebondir!… Et d’ailleurs, qui sait, l’an prochain, peut-être nous recommencerons!

Festival d’Avignon 14ème jour!

Plus que 4 jours! Ca sent la fin! On ressent la fatigue, nerveuse et physique, on compte les jours…On commence même à envisager que la vie va continuer après la fin du Festival. Après tout!… Mais il faut tenir, jusqu’au bout, ne rien lâcher, rester concentré…Focus!

Avignon, c’est un moment entre parenthèse, un moment d’existence « à part », coupé du reste du monde, de la « vraie » vie! On ne pense qu’à ça, on ne fait que ça! Toute la journée n’est que préparation au spectacle du soir, concentration et attente : Genet écrivait dans Le Funambule : « la vie est sur le fil. Tout le reste n’est qu’attente! » Comme c’est vrai! 18 jours qui passent…c’est à la fois très long et très court. Ca paraît interminable, ça n’en finit pas et en même temps, les jours filent comme les trains (comme chantait France Gall).IMG_5111

Le trajet en voiture, l’autoroute, le parking de l’ïle Piot, la navette…On arrive à la Maison de la Parole, on attend. On installe le matériel, on revêt les costumes et on attend… l’heure de jouer. On joue, on démonte et on rentre! C’est très court! Les jours où on est contents, on va peut-être boire un coup, mais jamais longtemps car il faut aller dormir! Re trajet en voiture, autoroute et rentrer maison. On souffle un peu enfin! C’est Le moment de détente. On mange un peu puis on se couche…en espérant bien dormir…pour la voix (sans sommeil, pas de voix!), pour être en forme…

Et le lendemain ça repart! A peine ouvert un oeil, ça recommence à monter…le trac, l’angoisse: « Est-ce qu’il va y avoir du monde? Est-ce que je vais être bonne?  Est-ce que le public sera au rendez-vous? » (Des amis nous téléphonent gentiment pour prendre des nouvelles, mais on les écoute à peine. Ils ne peuvent pas nous comprendre. Ils ne sont pas dans notre dimension, dans le même »trip ». Nous les retrouverons avec grand plaisir plus tard, quand ce sera finit, mais pour l’instant ils nous dérangent presque)…On se lève un peu groggy, on ouvre à la chatte: « Bonjour Nina, tu as passé une bonne nuit? » On prépare le petit déjeuner (encore un bon moment). mais le petit déjeuner avalé on recommence à se préparer…Les « Grigris (vitamine C, Argentum Nitricum), réviser les morceaux (oui, oui! même au 14ème jour!), réveiller la voix. Un peu de méditation avec Petit Bambou: « Oum! Je suis calme et forte comme la montagne. Impassible et puissante comme la montagne ». Un peu de yoga, avec  la posture de l’arbre: « Je suis solide et sereine comme l’arbre! », et répéter inlassablement ses mantras favoris: « Je suis toujours détendue et tranquille, sûre de moi avant chaque spectacle. Je me fais confiance, j’ai foi en mes possibilités, je sais ce que je vaux et je suis bien préparée… »IMG_5103

Quel travail! Mais comme écrivait Barbara: « Quelle vie: Quelle belle vie! »

 

Festival d’Avignon 9ème jour !

Tout va bien! Nous faisons le plein tous les soirs avec notre spectacle hommage à Barbara « Il était un piano noir ». Par contre ma chatte Nina commence à faire la gueule. Elle ne comprend pas bien ce qui se passe. Elle trouve que ces horaires c’est un peu n’importe quoi! Que je rentre de plus en plus tard à la maison et que je me lève de plus en plus tard! Bref que c’est un peu décousu et qu’une chatte n’y retrouverait pas ses petits!015

Il m’a fallu lui faire une très gros câlin ce matin pour rentrer dans ses bonnes grâces!  Ce matin…enfin…à 2 heures de l’après-midi! Je lui ai expliqué qu’il y en avait encore pour 9 jours, mais qu’après je serai à nouveau tout à elle. Mais qu’il faut bien que j’aille travailler un peu pour pouvoir acheter des croquettes… J’espère qu’elle aura compris!

Une vraie lettre!

Hier matin j’ai reçu une lettre de mon parrain. Une vraie lettre! Ecrite à la main, sur du papier, avec un stylo. Quelle belle surprise ! A l’heure où on ne communique plus que par mail… Une lettre manuscrite ? C’était étonnant. Oh ! Aucun mystère, c’était tout simplement pour accompagner un article de journal qui pouvait m’intéresser.

Mais, en lisant cette lettre, en retrouvant cette écriture familière, petite, irrégulière, cette écriture qui émettait dans mon enfance des souhaits d’anniversaire, accompagnés parfois d’un cadeau, ou des vœux de bonne année, j’ai retrouvé mon âme de petite enfant.

Quel plaisir de revoir cette écriture manuscrite, petite, irrégulière, presque illisible, mais que j’arrivais à déchiffrer aisément autrefois, cette prose manuscrite avec parfois des ratures, quelque fois même quelques rares fautes de syntaxe, s’étalant sur le même papier blanc dans une enveloppe carrée. Une enveloppe pour lettre, pas pour papier officiel!

Ma soixantaine blanchissante s’émerveillait.Christine

De nos jours, on ne reçoit presque plus de courrier papier, à part des factures ou des contrats à signer, bref des choses officielles, le plus souvent déplaisantes, désagréables ou intéressées. Et cette lettre qui n’essayait rien de me vendre, qui me donnait simplement des nouvelles, et m’en demandait, cette lettre calme et paisible, cette lettre qui ne me voulait que du bien, illumina ma journée. Un arc en ciel dans un ciel gris, monotone, un ciel de lundi !

J’imaginais mon parrain s’installant à une table, prenant une feuille de papier à lettre, un stylo, bille ou un feutre, peut-être même (allons rêvons !) un stylo à encre, et après quelques instants de réflexion, se mettant à écrire. J’imaginais sa femme se penchant tendrement par dessus son épaule pour vérifier, vigilante et sans pitié, l’exactitude de certains détails, ajouter quelques précisions, faire quelques remarques, glisser quelques pointes d’humour, et…rectifier certaines fautes d’orthographe ! Et puis, je voyais mon parrain relire la lettre, plier la feuille, la glisser dans une enveloppe, et après avoir inscrit mon adresse, coller le timbre…

Gestes familiers autrefois, devenus désuets, étrangers, presque étranges…Gestes rescapés  d’un passé révolu, oublié, (en)volé ! Résonance, résilience de jours heureux…

Le bonheur c’est vraiment peu de chose.

 

Joyeux Noël … et Bonne année!

J’adore la période des Fêtes ! C’est un moment entre parenthèse. Rien ne semble plus avoir d’importance. On a le droit de se goinfrer de chocolat, de boire des apéros sans culpabiliser…On peut regarder des dvd tout l’après midi…pleurer devant : Coup de foudre à Nothing Hill, Quatre mariages et un enterrement, Nuits Blanches à Seattle, Casablanca, Morocco …. Revoir : Le Seigneur des Anneaux (l’intégrale!) jusqu’à tard dans la nuit parce qu’on sait qu’on peut faire la grasse matinée le lendemain. On peut traîner en pyjama presque tout la journée, à surfer sur internet, en rêvant devant les publicités de Naf Naf, de Jeff de Bruges, d’Amazon, à baver devant le smartphone ou le PC dernier cri qu’on ne pourra jamais se payer. A essayer des tenues pour les réveillons. On se prélasse en pensant aux cadeaux qu’on va recevoir, à la fête que vont être ces réveillons, en lisant les divers horoscopes pour voir si, cette année, on ne va pas (enfin!) rencontrer le grand amour ou gagner au loto…

Ciné Filles42

On ne reçoit pratiquement plus de factures, plus de coups de fil publicitaires intempestifs.  On est sur un petit nuage…Tout nous semble facile…On se sent léger… On se sent bon…C’est une période où tout le monde aime tout le monde…On se sent jeune et beau ! On se retrouve enfant ! Plein d’espoir pour l’avenir, prêt à soulever des montagnes. Plein de bonnes résolutions pour l’année nouvelle qui s’approche: Arrêter de fumer, se mettre au régime pour perdre enfin ces quelques kg de trop qu’on a accumulé ces dernières années, se réconcilier avec sa sœur, se mettre à la marche nordique…On devine, on en est sûr, que cette année va nous  être bénéfique, agréable, fertile en joie de toutes sortes : Trouver un job, trouver l’âme soeur, réussir aux examens, déménager, guérir…Que sais-je…

On va d’apéritif en apéritif, d’arbre de Noël en arbre de Noël, celui des enfants de l’école, celui du judo club, de l’église, du temple, des personnes âgées…Après il y aura les vœux du Nouvel An, celui du maire etc…Puis les galettes des Rois…La vie nous apparait comme une longue suite de réjouissances…Un chemin semé de pétales de roses…Un tapis de velours rouge déroulé sous nos pas à l’infini…IMG_8534

Pour les cadeaux, cette année, j’ai prévu le coup, pas de problème. Mais ce sera à ma façon. Pas acheté chez le marchand ! Bien sûr, je sais qu’il faut participer à la « relance économique » et soutenir ces pauvres commerçants et ces pauvres entreprises qui n’arrivent pas (malgré les ponts d’or à répétition que leur a fait le gouvernement) à embaucher du personnel mais bien au contraire, continuent à « dégraisser » impunément, invoquant de mauvais « résultats », alors que leurs actionnaires s’engraissent! Mais bon…. La vieille 68-tarde rebelle que je suis, et puis l’éloignement kilométrique de la Ville, me fait déserter ces magasins où l’on trouve tout et son contraire, des cadeaux à tire larigo et à petits prix qui finiront en ramasse poussière, sur des étagères ou dans des placards…etc…

Il faut me pardonner car ça vient de loin, de ma petite enfance. Je me souviens qu’une fois (une seule et dernière fois!) pour la fête des mères, ayant passé l’âge des assiettes décorées de coquillage et des dessous de plats faits de pinces à linge, nous avions cédé mon frère et moi à l’engouement ambiant et, pour ne pas être en reste des copains qui offraient des cadeaux mirobolants à leur mère (un robot mixeur, un cuit vapeur, un fer à repasser dernier cri), bref, pour faire « comme les autres »… nous nous étions laissé entraîner à acheter une pince à sucre à ma mère. (Hé oui! Nous, notre budget était retreint!) Catastrophe!!!! On s’était fait attraper comme jamais : « Faites-moi un dessin! Allez me cueillir une fleur dans le jardin! Récitez-moi un poème! Apprenez une chanson…N’importe quoi, mais quelque chose que vous avez fait par vous-mêmes. Tout sauf acheter un cadeau chez un marchand ! »

Ceci explique peut-être cela…

Le petit chat est mort…

Julot 2Il n’est plus mon Julot! Mon fidèle compagnon de ces 12 dernières années… Je l’ai enterré hier matin dans le jardin, à la gauche du beau rosier jaune planté par ma maman il y a des année, et à la droite d’un laurier rose que j’avais planté moi-même à mon arrivée dans la maison. Julot 3Il est en bonne compagnie. Il dort tranquille, à l’ombre du jasmin d’hiver. Les mésanges et les rouges-queues, les hirondelles et les moineaux pourront venir le saluer. Et Kissy, le chat de ma voisine, son copain, son rival, pourra venir le chercher, pour jouer avec lui comme souvent, une fois son goûter avalé…

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J’aime faire du vélo, le matin tôt, sur la voie verte…

Il faut partir assez tôt. Au mois d’août, 8h30 c’est l’idéal. 8h c’est un peu trop tôt, on aurait l’impression d’aller au boulot. 9h c’est déjà un peu tard… Il fait bon, juste un peu de frais pour se réveiller, avec le soleil qui vous caresse cuisses et bras. On est bien… On rencontre des tas de gens. D’autres cyclistes bien sûr, beaucoup d’hommes, par deux ou en bande, qui jacassent joyeusement. Ceux-là ont l’équipement au complet, vélo de course, casque, lunettes de soleil, gourde, ils vous doublent à toute allure, ce sont des habitués, ça ne plaisante pas! Des familles entières à la queue leu leu, avec les enfants sur des petits vélos, plus hétéroclites, plus disparates, plus indisciplinées. Parfois une femme en roller qui pousse un landau. Des copines qui marchent pas deux en papotant, tenant leur chien en laisse. Des femmes qui courent avec la musique dans les oreillettes, et un brassard pour surveiller leur rythme cardiaque, très sérieuses.Un couple de retraité qui transporte leur chihuahua dans un panier à l’avant du vélo. Un papa traine derrière son vélo,une poussette double.Un autre transporte un bébé sur le porte bagage…Je les aime tous ces gens! Et tiens, même ceux circulent avec la musique de leur smartphone à fond, et qui polluent le silence le temps de nous doubler. Allez! Si ça les aide à pédaler et si ça leur fait plaisir…Je suis tellement de bonne humeur, je ne vais pas me laisser envahir par des sentiments négatifs. C’est comme ça sur la voie verte. On est heureux alors on est gentil.

C’est la même chose en randonnée. On est poli, courtois. On est zen. On dit bonjour aux autres marcheurs qu’on rencontre. On leur souhaite bon appétit s’ils sont en train de pique niquer au détour d’un chemin, dans une clairière, à l’ombre d’un pin ou d’un châtaignier.Tout le monde est souriant, heureux…resize_S808811_Piyayo_P1664801 Qu’importe si quelques heures plus tard, coincé dans les embouteillages, on fait un bras d’honneur à un conducteur qui nous refuse la priorité, en lui vomissant un « connard! » retentissant. Qu’importe. L’espace d’une journée, nous aurons été fraternels, compréhensifs, tolérants, généreux,  humains quoi!

Tous ces gens qui marchent (courent ou pédalent), ils font des efforts, transpirent et suent, s’acharnent et s’escriment pour quoi? Pour rien! Non! Pour se dépasser, pour progresser. Et puis aussi pour rompre la monotonie de la vie, pour s’évader de leur quotidien, de leur réalité et s’en construire une autre. Une autre où ils sont différents! Où ils sont opiniâtres, valeureux, courageux, beaux et forts. Qu’est-ce qui les pousse? Une envie d’autre chose, d’ailleurs. Cet ailleurs qui fit partir sur la mer le Marius de Marcel Pagnol, abandonnant la petite Fanny. Cet autre chose, cet ailleurs qui a fait embarquer Christophe Colomb à la recherche de l’Amérique, qui faisait galoper Galaad et Perceval à la poursuite du Saint-Graal, et les Croisés délivrer Jérusalem. (Les filles du village d’à côté sont, dit-on, toujours plus belles que celles de son village!). Cette envie d’autre chose, d’ailleurs, qui fait que les alcooliques boivent, que les jeunes fument de l’herbe; qui fait qu’on consomme, qu’on achète toujours plus. Pour quoi? Pour être plus beau, plus fort, plus jeune, plus intelligent. Différent quoi! Et croyons-nous plus heureux… Mais cette envie d’autre chose, d’ailleurs, fait aussi soulever des montagnes, trouver un vaccin, écrire un livre, composer de la musique, jouer la comédie et chanter. Sans cette envie, il n’y aurait pas eu Mozart, Shakespeare, Pasteur et j’en passe….

Tous ces gens qui marchent, courent ou pédalent, transpirent et suent  sur la voie verte participent de cette même énergie.Ce sont les Êtres Humains. Ce sont mes frères humains. Et je les aime. Oui! Oui! Faire du vélo sur la voie verte, le matin tôt, me réconcilie avec le genre humain!

Le bonheur c’est peu de chose…

S834291_SOPHIE30_P1691311Il y a trois ou quatre ans, j’avais acheté, aux première Floralies de Calvisson, deux magnifiques iris jaunes! Je les avais plantés avec amour, dans un coin du jardin réservé aux iris. Mais l’année suivante, pas de fleur. L’année d’après, pas de fleur non plus! Un autre printemps passa encore sans voir leur floraison. Je commençais à me dire que ces iris étaient morts. J’étais un peu triste en me souvenant combien ils étaient beaux…et furieuse à la pensée que je les avais payé assez cher!… Je me résignais mais, au fond de moi, je continuais malgré tout à espérer… IMGP3449

Et cette année, tout à coup… Surprise! Au milieu des autres iris, il y avait deux plantes dont les boutons semblaient différents! Et susceptibles, peut-être, de fleurir jaunes! Chaque jour, en ouvrant mes fenêtres, le coeur battant, je guettais leur floraison. Fleurira, fleura-t-il pas?…Jaune?..Et les voilà enfin épanouis, pour mon plus grand bonheur! Magnifiques, lumineux, brillants, royaux…Jaunes!

Alors je repense à ce magnifique texte de Colette, extrait de son livre « Sido » où elle raconte que sa mère refusait de s’absenter de chez elle pour venir lui rendre visite, car son cactus rose allait fleurir, et qu’elle ne voulait rater pas cet évènement. Comme je comprends cette Sido!

Oui, finalement, le bonheur c’est peu de chose: une fleur de cactus rose, un bouton d’iris jaune…

La Veste rouge

 C’est une vidéo, prise de toute évidence avec un portable. Je ne sais pas dans quel pays précis ça a été filmé, mais c’est quelque part au Moyen-Orient. Ca se passe en pleine ville, sur une sorte de place. On aperçoit des immeubles en fond et des voitures qui circulent. Il y a un grand rassemblement d’hommes en armes, certains vêtus de costumes traditionnels, d’autres en treillis militaires. Tous barbus, avec keffieh ou turban. Tous habillés de noir.

Au milieu de ces hommes, une femme, habillée en costume traditionnel, djellaba noire et foulard noir sur la tête. Elle porte une veste rouge sur sa djellaba. Elle semble avoir les mains attachées dans le dos. La veste rouge de la femme ressort avec encore plus de force sur tout ce noir. Il n’y a que des hommes autour d’elle, on entraperçoit dans le fond quelques enfants. Pas une seule femme…

Ca hurle de tous les côtés dans une langue que je ne comprends pas. La femme a l’air de parlementer, de se défendre. Au bout d’un moment, on fait mettre cette femme à genoux. Un homme en djellaba et turban noirs, aux allures de chef plutôt religieux que militaire, se met à haranguer la foule. Je ne sais pas ce qu’il raconte, mais son discours  est interminable. Il semble très véhément, très virulent, violent et haineux. La femme ne bouge pas, ne se débat pas, ne crie pas, ne pleure pas. Simplement, par moment, elle relève la tête pour regarder l’homme qui discourt. On voit tous les « badauds », l’arme à la main ou en bandoulière, se rapprocher pour mieux filmer ou photographier la scène avec leurs portables « dernier cri ».

A la fin du discours de l’orateur, un homme posté juste à sa droite tire un coup de pistolet dans la tête de la femme en veste rouge, qui s’écroule sur la chaussée. Tous les hommes poussent de cris de joie en brandissant leur arme. Derrière les silhouettes des hommes qui ont envahi l’espace et se congratulent, on voit qu’on recouvre le corps de la femme d’un tissus gris qui semble avoir été prévu à cet effet….La vidéo se coupe brutalement.

Je reste sous le choc. Tout a été si vite ! J’ai envie de vomir…

Sans doute « justice » a été rendue…Je ne sais pas quel était le « crime » commis par cette femme (sans doute quelque chose de vraiment atroce !!!???) mais ce que je sais c’est que je ne voudrais pas vivre dans le pays où cette scène s’est déroulée !

 

7 Janvier 2015 !!!!!!!

C’est Charlie qu’on assassine…

charlie hebdo attaque

Juillet 2014…

Au vu de l’actualité mondiale peu réjouissante, avec la colère, me revient ce texte que j’ai écrit en 2004 dans un état d’esprit similaire:

GUERROYER

« Ils partaient, autrefois, pour se couvrir de gloire, rapporter le saint Graal, sauver Jérusalem. Et tout leur était bon, le feu, les dieux, l’or noir, les trésors des Incas, le trône de Bohème.Tout n’était que prétexte, il suffisait d’y croire: Tuer pour protéger la veuve et l’orphelin, tuer pour libérer un bout de territoire, et violer et tuer la veuve et l’orphelin ! Et encore et toujours, partout, la même histoire ! Tout n’était que prétexte à guerroyer sans fin.

Ils partaient en chantant, comme on part en goguette, et ils nous laissaient là, comme on laisse son chien! Cendrillon, Pénélope, Ariane, aux oubliettes, avec tout le bétail, avec le quotidien, sous l’œil sans indulgence et jaloux de leurs mères, avec tous ces enfants accrochés à nos seins.Vierges sages, vierges folles, et puis veuves de guerre, car, bien sûr, bien souvent, ils n’en revenaient point. Ou alors, en morceaux, sans plus toute leur tête, diminués, aigris, désenchantés, éteints.

Ils partent, aujourd’hui, pour bien d’autres conquêtes, pour bien d’autres exploits, pour bien d’autres victoires : Ils jouent à être Dieu, ils refont la planète ! On veut des fraises bleues, des pêches à goût de poire, des seins comme des melons, un nez, une autre tête. Et puis, changer de sexe. Allez ! Comme à la foire.On trafique les saisons, on tripote les gênes, on clône n’importe quoi. Qu’importe le ciboire! « Vous serez immortels », nous chantent les sirènes. Etre Dieu, finalement, c’est pas la mer à boire !

Il a marché sur l’eau ? On surfe sur Internet, on marche sur la lune ! Mais, fait contradictoire, on règle les conflits à coups de baïonnettes, à coups de poings, toujours, comme à la préhistoire ! On est sourds et aveugles, on n’en fait qu’à notre tête. Et après, on s’indigne : « Dieu a laissé faire ça ! » Mais qui sème le vent récolte la tempête, et nos vaches sont folles, et nos marées sont noires. Et les tours de Babel s’effondrent là bas aux States, et Caen et Abel s’entretuent à Gaza.

Ils peuvent être, parfois, intelligents et sages, généreux, fraternels, pacifistes, à leurs heures. Les vieux démons s’endorment, on croit guérie la rage, on crée les droits de l’homme et les restaus du cœur. Mais toujours se réveille en eux la part sauvage, cette peur qui les rend avides et prédateurs. D’une main ils construisent, de l’autre ils saccagent. Ils tueraient père et mère pour quelques fifrelins, la raison du plus fort comme seul apanage, la Bourse et le Veau d’Or, maître et dieu souverain !

Mais qu’est-ce qui les rend, à ce point, boulimiques ? Est-ce l’instinct de vie? Ou l’ennui Pascalien ? Ou la pulsion de mort ? Ou bien la peur du vide ? Qui les pousse toujours à aller voir plus loin, à toujours vouloir plus, plus haut, plus fort, plus vite, à toujours convoiter la vache du voisin, à toujours vouloir prendre la place du calife. A se battre pour gagner !Qu’importe le butin !

Mais quelle est cette faim qu’ils ne peuvent assouvir, qui les pousse toujours à guerroyer sans fin ? »

13 janvier 2004

 

Février, Mars, Avril…

Oups! Je m’aperçois que, cette année, j’ai laissé filer février sans un mot! Oh! Ce mois si court passe si vite. Valait-il la peine qu’on s’y arrête? Que s’est-il passé de notable en février? Ah! Oui! Nous avons fait la création de notre spectacle « Nanas on the road…again ». Neuf mois de recherche, six mois d’écriture, trois mois de répétitions, trois jours de représentations… Pas un journaliste, pas un acheteur…26

La routine quoi!

Heureusement le public était là, lui. Fidèle comme à chaque fois. Le public, notre vrai baromètre. Et, faute d’articles de presse, nous avons un livre d’or rempli de félicitations et d’encouragements!

Puis, vint Mars, le mois des élections. Tout s’est s’est arrêté pour laisser place à la politique. « No comments »! Passons…

Et nous voilà en Avril. « Enfin le printemps ». Bientôt l’été…Les vacances…A propos des vacances, je viens de revoir le film Dirty Dancing, ce Roméo et Juliette moderne qui se déroule dans un village de vacances. Ah! Rappelez-vous Patrick Swaize, ventre plat et cambrure d’hidalgo, corps d’athlète, frisettes dans le cou. 20205197.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Allez, les filles! N’ayez pas honte! Nous en pincions toutes pour Johnny, le beau professeur de danse, ce gentil mauvais garçon, rebelle. On aurait toutes aimé être celle qu’il revient chercher à la fin du film. On rêvait toutes d’être Jennifer Grey… Mais plus qu’une bluette sentimentale et insipide, ce film aborde tout en légèreté d’autres thèmes. Le conflit des générations, bien sûr. La non liberté des femmes avant la pilule, avec le personnage joué par Cynthia Rhodes, merveilleuse danseuse, si belle, si blonde, sculpturale et sexy en diable. La barrière des classes, le règlement du village vacances interdisant tout contact personnel entre clients et employés de l’hôtel. La difficulté de mettre en pratique les bons sentiments avec le personnage du père, médecin confronté à l’avortement. La jalousie sous-jacente entre les deux soeurs, la cadette souffrant de ne pas être la préférée du père. La place des femmes en 1963, illustrée par le personnage de la mère, belle et élégante mais complètement falote et effacée. Le temps qui passe, le monde qui change… 20205190.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMais c’est aussi l’histoire d’une rédemption. Celle de Johnny qui enseigne la danse à Bébé, sans voir que, dans ce même temps, c’est elle qui lui apprend par son amour sincère qu’il est quelqu’un de bien, digne de respect, puisque digne d’être aimé par elle. Elle qui lui fait prendre conscience de sa valeur, lui enseigne la 20205194.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxfierté… Hé! Oui, nous avons toutes fondu d’émotion devant cet amour sans avenir, si beau parce que impossible et condamné d’avance à cause de la différence de milieu. Oui! Je l’avoue, aujourd’hui encore, le coeur me fend quand Jennifer Grey dit à Patrick Swaize: « J’ai peur de passer cette porte et de ne plus jamais ressentir, ce que je ressens maintenant ». Et, je ne le nierai pas, j’ai encore eu la larme à l’oeil, lorsque Johnny, congédié pour sa liaison avec Bébé, s’en va dans sa vieille Ford cabossée, démarrant en trombe dans un nuage de poussière. « I’m a poor lonsome cowboy ».

Et puis, il y a ces numéros de danse époustouflants! Non! Dirty dancing n’a pas pris une ride et, malgré la disparition de Patrick Swaize, j’ai toujours 17 ans!

Janvier 14

Hommage à Bernadette : Souvenir d’un bref compagnonnage artistique.

Quand Bernard Bastide m’a proposé d’accompagner Bernadette Lafont sur des lectures de son livre « Balade dans le Gard sur le pas des écrivains », je ne l’avais jamais rencontrée. D’ailleurs nous ne nous sommes pas vues avant la première représentation.

Je lui ai téléphoné un jour pour lui demander si elle voulait me donner quelques indications, quelques directives, si elle avait une idée, une envie précise, comment elle voyait les choses ? Non ! Elle m’a laissé carte blanche ! Elle m’a simplement dit que, pour elle, la musique devait venir en ouverture du texte et pas le contraire. Ce qui, il est vrai, était  un point important. J’ai donc lu et relu les textes et je me suis laissée porter par les mots…

La « première » a eu lieu en 2010 au Pont du Gard pour l’ouverture du festival de cinéma d’Alès « Itinérances ». Je vous laisse deviner l’état de trac dans lequel je me trouvais. Déjà la rencontre avec elle : J’étais intimidée comme si j’avais 8 ans et que je devais réciter un compliment à la reine, mon bouquet à la main ! Et puis l’angoisse de savoir si ce que j’avais composé allait lui plaire !

Je lui ai joué mes morceaux. Elle a écouté sans m’interrompre et à la fin elle a dit : « Très bien ! » Ce fut tout. Nous n’avons pas répété. Nous avons juste récapitulé les endroits où je devais intervenir…et roulez jeunesse !Bernadette Lafont Aubenas

Après il y a eu d’autres lieux, d’autres publics, quelques fois des textes différents pour lesquels il fallait d’autres musiques, des villes, des villages… Alès, au Cratère, où elle allait fumer dans les toilettes en pestant contre les détecteurs de fumée ! Bouillargues, où elle lut à la lueur d’une         lampe, comme si elle était à son bureau chez elle, telle une Colette à sa table d’écriture… Cette lumière douce accentuant l’intimité avec son public… Le Chambon sur Lignon, où nous soupâmes en tête à tête après le spectacle, dans un hôtel désert (tous les clients étaient déjà couchés !) avec autour la campagne couverte de gelée blanche… Aubenas sous une pluie diluvienne… Marguerittes où il aurait fallu pousser les murs tellement il y avait de monde!

Car les salles étaient toujours pleines. Et à chaque fois, sa belle voix grave exerçait son charme, enveloppant le public, le caressant, le transportant. Les gens sortaient les larmes aux yeux, mais souriants ;  émus mais ravis. Sa simplicité lui gagnait tous les cœurs.

Si je devais choisir une photo dans le très beau livre que Bernard Bastide vient de lui Bernadette Les Mistons (2)consacrer, ce serait celle où elle pédale sur son vélo, pieds nus, dans les rues de Nîmes, pour le tournage de MistonsCette sauvageonne à la  beauté  insolente, éclatante de fraîcheur, loin du stéréotype des stars formatées hollywoodiennes.

Personnellement, je garderai le souvenir d’une grande dame et d’une gamine espiègle.

Mise en page 1Courez acheter le magnifique livre de Bernard Bastide: Bernadette Lafont « Une vie de cinéma »  (Atelier BAIE ) http://www.editions.atelierbaie.fr

(Photo du haut. M.N.)

 

 

Juin 2013

Non, cette fois c’est promis, je ne vais pas vous causer météo! Mais avez-vous remarqué que dés qu’il se met enfin à faire beau, dés qu’on peut enfin ouvrir les fenêtres, vos voisins entament des travaux ? Sans vous prévenir! Celui de droite fait réparer son toit, celui de gauche refait sa façade, celui au nord fait colmater sa piscine…Fort heureusement vous n’avez pas de voisin au sud, sinon il ferait certainement changer ses volets!

Alors dés potron-minet – jouez hautbois, résonnez musettes – c’est la symphonie des marteaux piqueurs, la toccata des scies sauteuses, le concerto des bétonnières…sans compter la radio! Ah! la radio! NRJ ou Radio Nostalgie à fond la caisse, dés sept heures du matin…Cela vous donne des envies de meurtres!

Alors vous vous terrez chez vous, fenêtres fermées, regardant tristement à travers la vitre, comme un enfant puni, le radieux soleil qui brille au dehors… Et vous attendez que ça se passe…

Heureusement bientôt juillet! A nous les terrasses des cafés, les filles en robes légères, les apéritifs interminables dans les jardins par les longues soirées d’été! A nous les barbecues du dimanche, les longues tables familiales dressées sous la tonnelle! A nous les siestes crapuleuses dans la demi-ombre des persiennes tirées! A nous la plage, à nous les fêtes votives abrivados et bandidos, à nous les spectacles de plein air, les Visites Inattendues, à nous les festivals d’été, à nous le Festival d’Avignon!

D’ailleurs nous y serons au Festival d’Avignon!

Du 6 au 28 juillet à 18h30 aux Ateliers d’Amphoux, 10 rue d’Amphoux, Pascale Barandon et moi-même, présenterons notre spectacle :

« Barbara…Il était un piano noir. » (Cie La puce qui renifle)

 

 

Mai 2013

Muguet ds la nature« En Mai, fais ce qui te plait….mais !«  Et  maman ajoutait : « Prudence. Tant que les Saints de glace ne sont pas passés, ne range pas tes vêtements  d’hiver! «  Bon, pour ceux qui ne connaissent pas les Saints de glace, petite leçon de chose:

Les saints de glace sont une période climatique située, selon des croyances populaires européennes du Haut Moyen-Age, autour de saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais, traditionnellement fêtés les 11, 12 et 13 mai de chaque année. Ces saints étaient invoqués par les agriculteurs pour éviter l’effet d’une baisse de la température sur les cultures, qui pouvait être observée à cette période et qui pouvait amener du gel (phénomène de la lune rousse). Une fois cette période passée, le gel ne serait plus à craindre.  – A ne pas confondre avec les Cavaliers du froidsaint Georges (23 avril), saint Marc (25 avril), saint Eutrope (30 avril), saint Philippe ou fête de la Sainte Croix (3 mai) et saint Jean Porte Latine (6 mai). Leurs noms ont des diminutifs en langue d’Oc : Jorget, Marquet, Tropet, Philippet, Crozet et Joanet. Le dicton « Marquet, Georget et Philippet sont trois casseurs de gobelets » signifie que la grêle ces jours–là est néfaste pour la vigne, donc aux gobelets de vin.  -

N’empêche que pour Pentecôte, on a toujours un temps de merde! Menaçant, ombrageux, belliqueux, à l’image de la ronde que l’on chantait enfant: « Il pleut, il fait soleil, le diable bat sa femme!«  Oui, de la pluie, du soleil, des orages, et même de la grêle!  Et tout en même temps! Je me souviens d’une année où, pour le lundi de Pentecôte, nous étions allés à la Féria de Nîmes, avec mon frère. Quand nous étions rentrés à la maison le soir, nous avions trouvé nos parents catastrophés! Dans l’après-midi, il y avait eu un énorme orage de grêle. Toutes les vignes avaient été ravagées et la récolte qui se préparait, anéantie!

Aujourd’hui samedi 18 mai, depuis ce matin, pluies diluviennes et vent violent. On se croirait en Novembre! Le jardin est un champ de bataille. Le rosier grimpant couvert de roses énormes, magnifiques, s’est décroché du mur sous les rafales. Il s’est couché sur le seringa, qui, lui, s’est couché sur les lauriers roses…Un vrai  carnage! Les iris en fleurs gisent au sol, cassés, maculés de boue…C’est à pleurer.

MAIS IL NE VA PAS BIENTÔT S’ARRÊTER DE PLEUVOIR!!!!!!!!!!!!!!!!Oh! Pardon, ça m’a échappé! Stop… je me reprends, je respire…Zen, tranquille, sereine, positive…Tout va bien, tout va bien, tout va bien! « Evite de travailler contre ce qui est inévitable. La tendance de la vie est de guérir et de corriger. Je souris à la vie, la vie me sourit… » N’empêche, comme disait l’autre, heureusement qu’on va vers l’été!

 

Avril

« En Avril, ne te découvre pas d’un fil ! »

Jardin Calvisson 2Ah! ben oui! Et c’est tellement vrai…Un jour il fait beau, un jour il pleut. On dirait qu’il le fait exprès Avril, que ça l’amuse… « Regarde, je te montre un petit bout de soleil, et puis, hop, je l’escamote »….Il  fait parfois très chaud au dehors, mais dans les maisons, on se gèle! Bon, d’accord, ce n’est pas un froid Sibérien. Les températures ne descendent pas au dessous de zéro. C’est sûr!  Mais pas moyen d’éteindre définitivement le chauffage! Pfffft! Il fait chaud, il fait froid…Ma bonne dame, on ne sait pas comment s’habiller… Et gare si le Mistral se lève…Ma tante disait: »J’ai froid comme une fourmi! » Je ne sais pas trop comment ont froid les fourmis, mais je crois comprendre ce qu’elle voulait dire. Froid à l’intérieur. Froid en dedans…Et, bien sûr, à chaque fois, je m’enrhume!

Allez! Ne parlons plus de ce mois coeur d’artichaut! Mai, le joli mois de Mai est là tout près. Je l’attends avec impatience. Et j’espère qu’on pourra vérifier la deuxième partie du proverbe : »En Mai, fais ce qui te plait! »

Courage ! Bientôt la plage et les maillots de bain…N’oubliez pas « C’est juste avant l’aube que la nuit est la plus noire! »

PS: N’empêche, il va pas bientôt arrêter de pleuvoir????? Le premier qui me parle du niveau des nappes phréatiques…je le mords!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

Mars

« Tandis qu’à leurs oeuvres perverses les hommes courent haletants, Mars qui rit, malgré les averses, prépare en secret le printemps »                                Théophile Gautier

« Vise mon Jules cette crapule qui nous tombe sur les bras. Depuis le temps qu’on l’attend comme une bombe le voilà! Le voilà le printemps, tout fleuri de lilas, qui rapplique en dansant, en dansant la java! Le voilà ce voyou, au son de l’accordéon, qui court le guilledou en poussant la chanson! Entends comme ça chahute dans tous les palpitants! L’hiver se tire des flutes…Enfin le printemps! »
René Rouzaud

« Tip, tip, le soleil je l’entends déjà
Il n’est pas loin, il est là, derrière le bois…
                                                                                       Tip, tip, la couleur du ciel a changé
Ce n’est plus gris et blanc mais bleu métallisé
Tip, tip, les p’tites fleurs qui montrent leur nez
C’est Monsieur Winter qui les avait enterrées…

Tip, tip, l‘était temps, moi j’en pouvais plus! Il n’y avait plus de vin blanc, de tabac non plus…

Tip, tip, bien l’bonjour Monsieur le Printemps
C’est la saison des amours et je suis content
Tip, tip, entrez donc, entrez réchauffer

Mes mains et ma tête et mon petit cœur gelé
Tip, tip, et voilà, c’est le vrai printemps
Et Monsieur Winter s’en va se foutre le camp »
Gilbert Bécaud

Allez, ne vous laissez pas noyer sous les mauvaises nouvelles! Fermez résolument vos oreilles aux oiseaux de mauvais augures! Gardez votre regard cramponné au ciel bleu! Concentrez-vous sur ce qui est beau, sur ce qui va bien. Et Riez! Riez! Riez!…

« Une journée nuageuse ne peut rien contre un tempérament radieux! »

                                                                         

 

Février

A cheval sur ventôse et pluviôse, Février est capable du pire et du meilleur! Ce n’est pas de sa faute, il n’a que 28 jours! Il n’est pas normal. Les autres mois se rient de lui, le montrent du doigt. C’est le vilain petit canard. Il en est tout déboussolé, le pauvre! Alors il fait n’importe quoi…

On le voit bien qu’il ne tourne pas rond, qu’il marche à côté de ses pompes, qu’il ne sait pas  ce qu’il veut, ni où il va…Sans prévenir, d’un ciel bleu ensoleillé avec des températures printanières, si douces que les jonquilles commencent à percer et  les arbres se couvrir de bourgeons… il passe à une journée de froid sibérien, triste et sombre, avec des rafales de Mistral « à décorner tous les taureaux de Camargue » qui couvrent les voitures de givre et nos lèvres de gerçures.

Ou alors il nous installe une petite pluie fine, obstinée, têtue, opiniâtre, qui détrempe les sols et nous glace jusqu’à la moelle… Il est bancal. Il boitille, il bégaie, il balbutie…Un jour c’est un avant goût du printemps, avec chant d’oiseaux, crocus, narcisses et amandiers en fleur, et le lendemain nous voilà replongés au plus noir de l’hiver, avec neige et verglas.

Mais, pour sa défense je dirai, nous l’oublions trop souvent, qu’il nous prépare en secret le printemps. Tous ces sauts et soubresauts, ces incohérences apparentes, de Carnaval en Carême, de Mardi-Gras en mercredi des Cendres, sont à l’image de ce qui se trame dans le sol. Car, voyez-vous, c’est une véritable usine la dessous. Ca travaille, ça travaille! Et le chemin de Février, quoique cahoteux et bordélique, nous emmène sûrement, immanquablement à Mars, où nous pourrons enfin chanter avec Gilbert Bécaud:

« Monsieur Winter, monsieur Winter, go home! »

Janvier

Ouf, ça y est! Nous y avons survécu !!!!… A la fin du monde… Au repas de Noël… Au réveillon du Jour de l’An…Voilà, c’est fait! Et on est tranquille pour un an!

Nous voici au mois de janvier. 

Janvier est un mois difficile. Et je sais de quoi je parle, je suis née au mois de janvier. D’ailleurs que tous ceux qui sont nés au mois de janvier le disent haut et fort! Hein! que c’est un mois difficile ? On devrait fonder un club  : « les victimes du mois de janvier ». Oui, parce que c’est un coup à vous gâcher votre enfance d’être né au mois de janvier ! D’abord, pas moyen de fêter dignement son anniversaire : foin de ripailles Rabelaisiennes, de fêtes jusqu’au bout de la nuit…Non! Tout le monde a la foie fatigué, des kilos en trop sur les hanches, et une seule idée en tête : Se refaire une santé ! Et puis, pour les cadeaux vous repasserez. Tous les porte-monnaies sont vides et bien au fond des poches avec le mouchoir par dessus. D’ailleurs les commerçants l’ont très bien compris puisqu’ils ont inventé les soldes pour essayer de faire ressortir tous ces portes monnaies du fond des poches…Oui ! Janvier est un mois difficile…

Mais janvier est aussi merveilleux car il nous donne l’opportunité de changer de vie. Oui! Oui! Car, en début d’année, c’est un moment propice à prendre de bonnes résolutions: « Cette année, je m’inscris à l’aquagym… cette année, j’arrête de fumer… cette année, je me trouve un mec… »Bon, ça dure ce que ça dure. Mais, si on veut, on peut changer sa vie!

Acceptons-en l’augure… Et puis, en plus, on sait que, désormais, on va vers l’été!

Allez! Que le vent souffle sur les vieilles pensées! Que les tristesses se transforment en joie! Accroche un sourire à ton visage, regarde bien droit devant toi et mords dans la vie!

Je vous souhaite une très bonne année 2013

 

Décembre

Ah! Bientôt les vacances! Avez-vous fait votre lettre au Père Noël? Savez-vous où vous allez passer les réveillons? A propos de réveillon, je vous livre le texte d’une de mes chansons Jingle Bells:

« Je me suis achetée cinq ou six letchis, un petit pélardon, quatre mandarines, du chocolat noir, une boite de sardine, et le DVD : « Bienvenue chez les Ch’tis »… Ce soir, je vais zapper la dinde farcie, le foie gras, les huîtres et la galantine, le mauvais champagne et le faux Riesling, les cadeaux, la bûche, et Tino Rossi!

Jingle Bells, Jingle Bells! Ce soir c’est Noë! Ce soir, je me rebelle, je me fais la belle! Je file à l’anglaise, je rends mon tablier. Please ! Oubliez-moi,  et mon petit soulier!

Comme tonton Georges le chantait jadis, je ne marche pas au pas dans la combine. A votre santé, allez-y, tchin tchin! Ce soir, c’est sans moi, cochon qui s’en dédit! Je reste à l’écart de la cacophonie,  avec un bouquin et Bach en sourdine. Braillez les pubs, brillez les vitrines! Mangez et buvez, salut la compagnie !

Jingle Bells, Jingle Bells! Ce soir c’est Noël!…

Je vais me marrer demain à midi, vous serez tous verts et à l’aspirine, au jus de citron, à l’Oxiboldine, à faire la gueule de bois tout l’après-midi… A la pêche aux sous, tous les coups son bénis, de la St Sylvestre à Ste Catherine, la St Valentin, et maintenant Halloween, la fête des mères, Pâques et l’Epiphanie!

Jingle Bells, Jingle bells! Ce soir c’est Noël!…

Mais la nuit est longue. A peine Minuit! A tous les étages ça sent la cuisine, ça danse et ça rit, et moi j’ai le spleen d’entendre chanter « Douce nuit, sainte nuit ». Voilà que je voudrais y être, moi-aussi, au pied du sapin à mettre mes bottines, ou autour de la table avec les cousins et les cousines, les cadeaux, la bûche et Tino Rossi !

Jingle Bells, Jingle Bells! Ce soir c’est Noël! Ce soir je me rebelle, je me fais la belle! Mais, puisqu’il est né le divin enfant, je ferais une teuf d’enfer pour le jour de l’an ! »

Allez! Passez de bonnes vacances, de bonnes fêtes

« Pour aujourd’hui, buvons et réjouissons-nous, avec d’heureuses paroles aux lèvres; ce qui doit venir après, c’est l’affaire des dieux. » Théocrite de Mégare« . 

Faites juste attention à votre foie et …A l’an que ven! Si sien pas mai que segen pas men »…Ce qui veut dire: « A l’année prochaine! Si nous ne sommes pas plus nombreux, que nous ne le soyons pas moins! » Ciao !

 

Novembre

« …Quand, jappant comme un chien poursuivi par un loup, Novembre, dans la brume errant de roche en roche, répond au hurlement de janvier qui s’approche. » V. Hugo : La légende des siècles.

Brrrrr! Quel tableau ! C’est vrai que novembre inaugure souvent le retour du froid et apporte dans ses valises vent, pluie et brumes…D’ailleurs dans le calendrier républicain novembre correspondait à quelques jours près à Brumaire (24 octobre – 22 novembre) au nom bien évocateur. Bien sûr, novembre commence avec Toussaint et une marée de chrysanthèmes aux portes des cimetières! Arrivent ensuite les commémorations du 11 novembre 1914, les gerbes de fleurs déposées au pied des monuments aux morts par les enfants des écoles. « …Je me souviens les chrysanthèmes, onze novembre, le défilé, la fanfare joue la Marche Lorraine, deux par deux avec nos bouquets, nos cache-nez et nos bonnets… »Marie-Hélène Courtin : Je. Bien sûr !…

Mais, heureusement, novembre ce n’est pas que ça! D’ailleurs ce mois commence avec des vacances, et pas n’importe lesquelles : les premières vacances depuis la rentrée! Et puis novembre c’est aussi l’été de la Saint Martin qui amène souvent une trêve dans l’offensive du froid. Les températures remontent et s’installe un agréable redoux qui nous rappelle la fin de l’été. Et puis, il y a les fêtes du Beaujolais nouveau! Allez je vous cite quelques noms de plats rien que pour vous mettre l’eau à la bouche: cervelles de canuts, quenelles, tablier de sapeur, saucisson frais, potée aux deux viandes, gras double…Et là, on ne va pas « faire le régime », car on a une belle excuse : Il faut bien lutter contre le froid! Comme les animaux qui instinctivement mettent les bouchées doubles à l’approche de l’hiver. On apprécie à nouveau le confort de sa maison, on retrouve les joies du cocooning,  les plaisirs de la table, le goût des plats chauds : navarin d’agneau, cassoulet, choucroute, ragoût de mouton,  civet de lapin

Et puis, on commence à penser à Noël !…Où va-t-on fêter noël cette année? Chez la tante Lydie et l’oncle Alfred? Ou la grand-mère Léa? Ah! Noël! Cette période bénie qui s’ouvre  avec des vacances et une enfilade de fêtes avec pour apothéose le Jour de l’An!

Allez! Je vous  souhaite que tout soit prétexte à réjouissances, rencontres, amitiés, rires et joies! « La joie fait venir le bonheur. » Matsumoto Jitsudo.  » Le bonheur vient vers ceux qui croient en lui » Ali Ibn Abu Talib.

Bises et à bientôt. Ciao!

 

Septembre

Avez-vous ciré votre cartable? Appointé vos crayons? Repassé votre blouse? Oui, je sais, ça ne se fait plus de nos jours! Les cartables sont en matières synthétiques et on ne porte plus de blouses depuis bien longtemps. Qu’importe! C’est quand même la rentrée, c’est quand même l’automne…On range les maillots de bain, les robes légères, les paréos, les crèmes solaires! Il faut retrouver les chaussettes, ré-emprisonner les pieds dans des chaussures fermées, ressortir les couettes. Penser à faire ramoner la cheminée, faire vérifier la chaudière!

Oui, depuis le 22 septembre nous sommes en automne. Mais ne soyez pas triste, l’automne c’est une très belle saison, celle des châtaignes, des champignons, des arbouses, des coings. La nature est magnifique, pleine de couleurs…Il fait moins chaud, pas encore froid. On prend de bonnes résolutions: faire un petit régime, aller courir, faire de la gym, ne plus laisser traîner les factures, lire – des livres – pas que le journal, moins regarder la télé, ne plus se mettre en colère contre l’ordinateur! Bon, on ne les tiendra pas toutes ces résolutions, mais on aura essayé et il en restera toujours quelque chose.

Alors, souriez et chantez comme Georges Brassens: « le 22 septembre aujourd’hui, je m’en fous! »

Mais si vous avez quand même un peu le blues, venez nous voir dans Ciné Filles le 6 octobre à 21h. au foyer de St Dionisy (30), nous vous remonterons le moral!

Bises, à bientôt. Ciao!

 

15 réponses à Blog

  1. Irène Fabry dit :

    C’est drôle, subtil et ça fait du bien

  2. Michèle Lého dit :

    Comme d’hab, sympa ton texte. C’est vrai on va vers l’été…
    grosse bise
    Michèle Lého

  3. FRANCOIS Nicole dit :

    La lyonnaise que je suis a bien reconnu les bons plats de sa région. Il fait bon dormir et se réveiller sans être malade lorsque certains font des déluges de nourriture et que le lendemain leur foie est bien fatigué. J’adhère bien à cette lecture pleine d’humour et aussi une certaine mélancolie.

  4. Carte R4i dit :

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  5. arlette dit :

    allez encore un peu d’espoir, il va bien venir ce printemps, il n’a jamais failli!!!

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  10. Matthieu dit :

    On est le dix-huit mai et je suis enrhumé, mais vraiment qu’elle plaie ce foutu moi de mai :D

  11. thierry-didier Klein dit :

    Bientôt l’été : « regarder le soleil  » !!!!! BIZ !!!!!! T-K. !!!!!!

  12. Lého dit :

    Très très beau texte

  13. thierry klein dit :

    Merci et bravo pour ta »belle écriture » !!!!!!!!

  14. régime rouge dit :

    Je dormirais moins bête aujourd’hui, je vous remercie de cet article de valeur

  15. Je ne sais pas non plus de quels tréfonds remonte cette haine. Une douleur viscérale, la nécessité de détruire l’autre. Assassiner d’une manière théâtrale pour mieux justifier son acte. Pourquoi cette haine des femmes ? Pourquoi refuser l’égalité ? C’est peut-être l’idée qu’il existe un dieu qu’il faut assassiner une fois pour toutes.
    Un temps j’ai tenté d’exprimer dans mes tableaux ces douleurs qui ne sont pas que féminines. Les hommes aussi souffrent de ces violences.
    Pourtant elles ne sont le fait que d’une minorité que nous ne savons pas maitriser autrement que par la violence. C’est l’histoire sans fin. Devons-nous considérer cela comme une fatalité. N’y-a-t-il pas une réponse non-violente à apporter ?

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